Au sud d’Arles, Salin de Giraud vit au rythme de 6 000 hectares de tables salantes, de maisons ouvrières colorées et d’une plage qui file sur 6 km de sable. Ce bout de delta se visite en une journée depuis le littoral gardois, à 78 km de notre camping en Camargue, Les Jardins de Tivoli.
Vous trouverez ici les sites à voir, les distances réelles et les conseils pour organiser l’excursion sans perdre de temps sur place.
Ce sujet en un coup d’œil
| Repère | Donnée |
|---|---|
| Situation | Sud-est du delta, commune d’Arles, rive droite du Grand Rhône |
| Distance depuis le littoral gardois | Environ 80 km par Arles, soit un peu plus d’1 heure de route |
| Superficie du salin | 6 000 hectares de tables salantes face à l’embouchure |
| Production annuelle | 340 000 tonnes de sel, destinées en majorité au déneigement |
| Plage de Piémanson | 6 km de sable fin à l’ouest de l’embouchure du Grand Rhône |
| Domaine de la Palissade | 700 hectares et 3 sentiers balisés de 1,5 km, 3 km et 7 km |
| Récolte du sel | Septembre, quand les camelles blanches atteignent leur hauteur maximale |
Un village né du sel et de la chimie
Salin de Giraud compte parmi les villages les plus jeunes de Provence : son histoire démarre en 1855, quand le chimiste Henri Merle achète 8 000 hectares de marais pour alimenter son usine de soude. Solvay s’installe à son tour en 1895 et fait du sel local la matière première des savonneries marseillaises.
Cette double implantation industrielle explique la physionomie du village. Les cités ouvrières de Péchiney et de Solvay ont accueilli des Grecs, des Arméniens, des Espagnols et des Italiens venus travailler aux salins, et leurs maisons basses bordent encore les rues principales. Le Parc naturel régional de Camargue a d’ailleurs balisé un parcours de découverte, le Fil Rose, qui raconte cette mémoire ouvrière. Des conteurs du village en proposent la visite guidée à 7€ par personne, gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.
Les salins et leurs camelles de sel
Le salin de Giraud exploite 6 000 hectares au bord de l’embouchure du Grand Rhône et produit 340 000 tonnes de sel par an. Contrairement au sel alimentaire d’Aigues-Mortes, cette production part surtout vers l’industrie chimique et le déneigement des routes.
La récolte intervient en septembre. Les sauniers rassemblent alors le sel en immenses tas blancs, une opération que le métier nomme la mise en camelle. Ces camelles culminent à plusieurs mètres de haut et se repèrent de très loin, depuis la route qui descend vers les plages. Autour d’elles, les tables salantes virent au rose sous l’effet des micro-organismes, un décor qui attire autant les photographes que les ornithologues. Les anciens marais salants abritent en effet l’unique site de nidification du flamant rose en Europe.
Piémanson et la Palissade, le grand sud sauvage
Passé le village, la route file droit vers la mer et dessert deux sites qui justifient à eux seuls le déplacement.
La plage de Piémanson
Piémanson étire 6 km de sable fin à l’ouest de l’embouchure du Grand Rhône, sans immeuble ni digue à l’horizon. Le stationnement s’effectue en bordure de plage, dans des zones délimitées, et la baignade bénéficie d’une surveillance en juillet et en août. La réglementation y interdit le camping, le bivouac et les feux, une règle que les gardes contrôlent régulièrement.
Le domaine de la Palissade
Entre le village et la mer, ce domaine du Conservatoire du littoral protège 700 hectares de Camargue naturelle. Trois sentiers balisés de 1,5 km, 3 km et 7 km traversent roselières et étangs, ponctués de postes d’observation. L’entrée coûte 5€ par personne, gratuite pour les moins de 12 ans, et le domaine propose aussi des balades à cheval et du kayak sur le Rhône.
Organiser l’excursion à la journée
Comptez environ 80 km depuis le littoral gardois, en passant par Aigues-Mortes, Saint-Gilles puis Arles, soit un peu plus d’1 heure de route. La départementale D36 rejoint ensuite le village, puis la route des plages descend jusqu’à Piémanson. Aucun autre itinéraire ne franchit le Grand Rhône par le sud, sauf à emprunter le bac de Barcarin vers Port-Saint-Louis-du-Rhône.
Quelques repères facilitent la journée :
- Partez tôt le matin en juillet et en août, car les places de parking à Piémanson se remplissent vite.
- Emportez de l’eau et un pique-nique, les commerces se concentrant dans le village.
- Glissez une crème anti-moustique dans le sac, indispensable en fin de journée près des étangs.
- Prévoyez des jumelles pour observer les flamants roses depuis les bords de route.
- Faites le plein de carburant avant de quitter le littoral, les stations se raréfiant dans le delta.
Cette excursion complète bien les autres sorties possibles en Camargue depuis notre camping, entre Aigues-Mortes, l’Espiguette et les manades du secteur.
Notre équipe des Jardins de Tivoli résume la sortie en une phrase à ses vacanciers : « partez au lever du jour, vous croiserez les flamants avant la chaleur et vous aurez la plage de Piémanson presque pour vous. »
Vous rêvez de journées qui mêlent grands espaces sauvages et retour à la plage en fin d’après-midi ? Réservez votre séjour dans notre camping à 800m des plages du Grau-du-Roi, et lancez-vous vers le sud du delta dès le lendemain de votre arrivée !
Image générée par IA

